Titre du dernier livre de Boris Cyrulnik : parler d'amour au bord du goufre.
Hier, à l'émission "C dans l'air", un type -un type bien, apparemment, Pierre Radanne- à propos du réchauffement climatique parle des pays pleins et des pays vides.
Les pays pleins : L'Europe, la chine, le Japon. Forte densité de population, pas de ressources naturelles propres. Pour eux l'empathie, la reconnaissance de l'autre est une nécessité.
Les pays vides : Les États unis, le Canada, l'Australie,  la Russie. Faible densité,  ressources propres. Possibilité d'ignorer le rest du monde.
Pays vides, pays pleins.
Ventres vides, ventres pleins.
Misère, misère.
Le type à la télé avait l'air assez pessimiste. La continuité de la politique américaine, de George Bush senior : le mode de vie américain n'est pas négociable, à George Bush junior : le protocole de Kyoto est un obstacle à notre développement économique.
Pendant ce temps nous préparons notre suicide rituel, à coups de "grande bouffe et petits cadeaux".
Le goufre s'ouvre devant nous ;
misère, misère.
Alors oui, parlons d'amour au bord du goufre.