19 janvier 2005, le temps fuit comme un chien maigre. Le temps passe et je ne fais rien, il ne m'en laisse pas le temps.
Au temps de mon enfance, chaque nouvelle année était un commencement, une promesse. Maintenant c'est juste un chiffre qui change, une convention abstraite à appliquer. Le 2005 de tous les calendriers : une trace sur le papier. Ça résonne un peu nouveau à nos oreilles, ça nous accompagne pendant un an, et puis ça rejoindra la cohorte des années vécues, qui se confondent dans un brouillard indistinct, d'où quelquefois surgit un souvenir.