Une exposition, "adults only", au musée de la vie romantique, rue Chaptal, Paris 9e.

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Richard Lindner nait en 1901, à Nuremberg. En 1930, devant la montée du nazisme, il se réfugie à Paris, puis à New-York en 1941. Il commence à peindre dans les années 50, jusqu'en 1978.
Une mythologie atypique, qui couvre tout le 20e siècle :
Les wunderkinder, Kaspar Hauser, Louis II de Bavière.
La bohème parisienne de l'entre deux guerres.
Les Barnum Brothers, l'american way of life, le pop art.
Richard Lindner n'est d'aucune école, n'a aucun maitre, aucun successeur.

« J'ai le sentiment que les américains craignent d'être seuls. Cela explique pourquoi il y a de la musique dans les ascenseurs, les hopitaux, les aéroports et les restaurants.»

« Les petites choses de la vie sont vraiment les choses qui m'intéressent, que je cherche à symboliser. Au fond, je m'intéresse à la salle d'attente. Nous sommes tous dans une salle d'attente. Nous attendons la mort.»

Mais le grand sujet de Richard Lindner, ce sont les rapports - les non-rapports ? - des hommes et des femmes.

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Kiss, 1969

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La chasse, 1976

« le souteneur, ou personnage de cirque, voyeur au profil sinistre, reluque une femme nue, ombre chinoise vue à travers une fenêtre... Engoncé dans son armure en dépouille de tigre, le fouet serré dans sa main gantée, le mac n'est qu'un fauve inutilement menaçant. La femme, "machine nue à fantasmes", reste inaccessible, et on ne voit que sa silhouette. »
Catherine de Bourgoin, commissaire de l'exposition.

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"rear window", 1971.

Tout ceci s'intègre parfaitement au cadre un peu inattendu du musée de la vie romantique, un superbe lieu à découvrir...
Jusqu'au 12 juin.