Voici les partis politiques qui disent "non" dans l'Union Européenne :

Grande-Bretagne
  Parti Conservateur : Souverainiste classique.

—    UKIP (parti anti-européen et xénophobe) : prône le retrait pur et simple de l'Union (16% élection européenne).

Allemagne
—    PDS (parti extrême gauche surtout implanté dans l'Est).   

Autriche
—    Jörg Haider, nationaliste, le Le Pen autrichien.

Belgique   
—    Front National (Wallonie) : Souverainiste xénophobe.
—    Vlaams Belang (parti d'extrême droite) : souverainiste et xénophobe.

Chypre
—    AKEL (parti communiste).   

Danemark   
—    Parti Populaire Danois (extrême droite).
—    Liste Unitaire (extrême gauche).   

Espagne   
—    Izquierda Unida (Extrême gauche).
—    Esquerra Republicana de Catalunya (nationaliste Catalan de gauche). La Constitution n'est pas en Catalan...
—    Bloque Nacionalista Galego : La constitution n'est pas en galicien...

Estonie
—    Aucun
   
Finlande  
—    Aucun   

France
—    FN
—    MNR
—    RPF (Pasqua)
—    MPF (De Villiers)
—    Boutin / Dupont-Aignan UMP
—    Ligue Communiste révolutionnaire
—    Lutte Ouvrière
—    Parti communiste
—    MRC (Chevènement)
—    Fabius / Mélanchon / Emmanuelli PS   

Grèce
—    Parti Communiste Grec.      

Hongrie
—    Aucun
   
Irlande
—    Parti écologiste : la Constitution est trop militaire... 

Italie
—    Ligue du Nord (parti indépendantiste du nord, souverainiste et xénophobe)
—    Rifondazione Communista.

Lettonie
—    Aucun   

Lituanie
—    Aucun
   
Luxembourg   
—    Aucun

Malte
—    Aucun   

Pays-Bas   
—    SP (extrême gauche).
—    Extrême droite.

Pologne
—    Ligue des Familles Polonaises (droite) : regrette l'absence de Dieu dans la Constitution.   

Portugal   
—    Parti Communiste.   

Slovénie
—    Aucun   

Suède  
—    Parti écologiste : anti-européen prônant le retrait de l'Union.
—    Extrême gauche : contre toute forme de délégation supra nationale. 

Slovaquie
—    Mouvement Démocrate Chrétien (droite) : regrette l'absence de la référence à Dieu, souverainiste classique.
—    Parti Communiste.   
 
République Tchèque
—    Parti Démocratique Civique (ODS – de droite) : souverainiste classique – à noter que le Président Vaclav Klaus est un ancien membre de ce parti.
—    Parti Communiste de Bohéme et Moravie (KSâM).

Source : http://planb.hautetfort.com/

Voilà, c'est juste une information comme ça.
Certes, Laurent Fabius vous dit :" l'extrême-droite se partage entre le Oui et le Non ":

Interrogé par Karl Zéro (Canal +. Le Vrai Journal 15 mai) sur la question de savoir si voter avec Le Pen ne le gênait pas, Laurent Fabius a expliqué que Jorg Haider, l'autrichien et Bruno Mégret étaient eux pour le « Oui ».
C'est évidemment faux.
Bruno Mégret fait campagne pour le Non : « cette constitution, il faut s'y opposer pour arrêter le processus délétère de Bruxelles » (Discours 12.02.05. site MNR)
Quant à Jörg Haider, il est lui aussi pour le « Non » : « Jörg Haider qui avait scindé l'extrême droite début avril en créant un nouveau parti, le BZÖ, juge un référendum "indispensable" afin de ne pas éloigner davantage les citoyens de l'Europe et il voterait non dans ce cas » (AFP 10 mai).

Source : La tribune, 20-5-2005

En ce qui concerne l'Autriche, l'honnêteté oblige à reconnaître que la situation est complexe :

 

Le Parlement d'Autriche, quasi unanime, a ratifié, mercredi 11 mai, la Constitution européenne malgré une campagne de dernière minute du leader populiste Jörg Haider, de juristes et d'une partie de la presse en faveur d'un référendum. Le vote, par 182 voix pour et une seule contre, celle d'une député d'extrême droite, à la chambre basse, fait de l'Autriche le septième pays de l'Union européenne à approuver le projet de traité constitutionnel. Formellement, la ratification autrichienne sera confirmée par la chambre haute puis promulguée fin mai, après signature du chancelier et du président de la République.
[…]
Les partis de la coalition gouvernementale  - extrême droite et droite -, comme ceux de l'opposition - les sociaux-démocrate (SPÖ), et les Verts -, étaient tous favorables au texte, malgré des réserves.
[…]
Le vice-chancelier Hubert Gorbach (BZÖ, extrême droite, au pouvoir) s'est démarqué, lui, de son chef de parti, l'eurosceptique Jörg Haider. Il a vanté, "avec bonne conscience, un texte qui préserve la souveraineté des Etats et donne aux citoyens plus de possibilités, sécurité et démocratie".

 

Source :  Le Monde, 11-5-2005.

Mais heureusement, en France, nous avons des pro-européens de gauche convaincus, par exemple Jacques Nikonoff, le président d'Attac. Ce n'est pas sans hésitation que je vous livre un extrait de sa prose nauséeuse :

 

L ' Europe à vingt-cinq repose sur quatre ensembles de pays aux intérêts politiques et stratégiques profondément divergents. La Grande-Bretagne en est le premier. Elle est, avant tout, atlantiste. Tournée vers le grand large, elle est américaine de langue, d'histoire, de culture, de coeur et d'esprit. Nous aimons tous la Grande-Bretagne. Mais elle est assise sur un strapontin dans l'UE, ne participe pas à l'euro et bloque toutes les tentatives ­ modestes ­ d'harmonisation fiscale et sociale.
La guerre des Etats-Unis contre l'Irak était le test qui aurait permis d'affirmer l'identité et la puissance de l'Union, lui donnant l'occasion de montrer la cohérence de son orientation politique, de rappeler son indépendance vis-à-vis des Etats-Unis, d'oeuvrer pour la paix, de jouer un rôle décisif sur la scène internationale. Ce fut, à l'initiative britannique, l'impuissance politique, la division, l'alignement sur George W. Bush, la guerre, le vide sur le plan international.
Les trois anciennes dictatures fascistes (Espagne, Portugal et Grèce) sont le deuxième ensemble. Elles doivent énormément à l'Union, ont beaucoup reçu, et l'UE a puissamment contribué à réencastrer ces pays dans la démocratie. Sous perfusion permanente de fonds européens, ils acceptent toutes les directives qui passent dans la crainte de perdre leurs financements. Ils sont désormais en concurrence avec les nouveaux pays entrants qui, eux aussi ­ à juste titre ­, veulent des fonds pour se développer. Leur ambition européenne, pour l'instant, est faible.
Lors de la crise irakienne, ils se sont placés sous la coupe des Etats-Unis (la Grèce n'a pas envoyé de troupes). Ils conçoivent l'UE comme un guichet utile à leurs propres besoins de développement et non comme une communauté de destin et l'aile marchante de l'Union vers la Méditerranée.
Troisième ensemble : les nouveaux adhérents, particulièrement ceux de l'ancien pacte de Varsovie. Leur rupture avec l'URSS, nécessaire, devait être nette : il fallait purger soixante ans de socialisme de caserne. Ils n'ont pourtant pas spontanément choisi l'Union européenne, mais se sont tournés vers l'Amérique.
Elle leur offrait son bouclier militaire : ils ont adhéré à l'OTAN avant d'adhérer à l'UE. Elle leur promettait le marché libre : ils ont appliqué une "thérapie de choc" ultralibérale. Avec la guerre contre l'Irak, ils disposaient d'une opportunité pour affirmer leur attachement à l'Europe : ils ont choisi le mauvais camp. Où est la perspective politique ?
Reste le couple franco-allemand et le Benelux. Là se trouve le moteur de l'Union, désormais noyé dans ce magma. Or il semble que la construction institutionnelle monstrueuse que nous promet la Constitution vise à étouffer la dynamique franco-allemande.
Ainsi convient-il d'interpréter le recul considérable de la Constitution, par rapport au traité de Nice, quant à la composition de la Commission après 2014. Celle-ci, dite "réduite", privera Paris et Berlin d'un commissaire à droit de vote pendant cinq années sur quinze !

 

Source : Le Monde, 23-5-2005

Ah, il va être beau, le grand soir !!