14 mai 2009
new york !
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« Dès l'aérogare
J'ai senti le choc
Un souffle barbare
Un remous hard-rock
Dès l'aérogare
J'ai changé d'époque
Come on! Ça démarre
Sur les starting-blocks... »
Moi c’est en sortant du bus
que j’ai senti ce choc
une vibration
une rumeur inlassable un souffle formidable
j’ai vu des montagnes des à-pic
des forêts transparentes de verre et d'azur
des assemblées de géants tranquilles
la houle des buildings la skyline
j’ai vu la ville fortifiée
plus ancienne peut-être que nos villes médiévales
plus ancienne que les remparts de Thèbes de Baalbek
des donjons des beffrois des vigies des murailles
Et j’ai vu aussi des humains
« des hommes, partout des hommes »
des torrents d’humains des déferlements d’humains des océans
d’humains
l’océan de l’humanité du monde humain
à chaque fois des visages uniques


l’impression quelquefois d’être dans à naples par exemple
dans une ville d’Italie
chacun joue son rôle avec ce qu’il faut de frime de
conviction ou bien de détachement

trouver le rythme entrer dans la danse oui
mais jamais ne fermer les yeux
toutes les routes du monde convergent ici
sur cette île cet archipel bien blotti au fond de sa baie
c’est un accumulateur l’énergie explose et rebondit
les migrations incessantes de l’humanité toutes elles sont
passées par là elles ont débarqué leurs lots de douleurs et de joies et de
croyances
ici c’est l’humanité à nu au milieu de l’artifice de
l’artefact de l’image de l’illusion
c’est comme partout ailleurs mais c’est bien plus fort bien
plus lisible








