- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir un animal. Je ne suis plus un être humain. Je me sens comme un animal.

- Q : De quoi avez vous peur ?
- R : De devenir rien. Et ensuite moins que rien.
 

Deux extraits d'un article d'Isabelle Sorente "gang bang, la pornographie, bagne sexuel industriel", sur l'esclavage du "sexe hard xxx".
Attention, âmes sensibles s'abstenir.

Chapeau de l'article en question :

« Les témoignages non officiels des coulisses de l'industrie du sexe sont rares. Un film, présenté par une association au parlement suédois dans le cadre d'une réflexion sur la liberté d'expression et la pornographie, rassemble des confidences édifiantes d'actrices, de policiers, de producteurs. "Shocking Truth" est son nom. Attention : visionnage violent. Et vraie colère. »

Dans sa conclusion, l'auteur dit :

« Je ne demande pas la censure, ou l’interdiction des films pornographiques. Je demande à sortir de la logique du spectateur. Qu’il nous suffise d’écouter notre corps. Il n’y a pas de débat d’idées sur le porno sans un débat de chair. Je ne demande pas l’abolition de la pornographie, dont on retrouvait déjà des traces sur les fresques pompéiennes. Je demande la création d’un observatoire destiné à veiller au respect des personnes humaines employées sur les tournages. »

Jean Veronis, dans son blog "technologies du langage" mentionne cet article dans un billet où il met en évidence quelques perversités, certaines involontaires, d'autres non, du moteur de recherche google :

« mon billet [était] un coup de gougueule contre la pornographie omniprésente, qui envahit inexorablement le web, même sur les requêtes les plus innocentes (comme "femmes enceintes" en l'occurrence). Je souligne une fois encore que ça n'est pas un problème technique ("il y a de tout sur le web", "c'est difficile", etc.). Le filtrage est élémentaire dans une majorité de cas, et Google fait donc un choix délibéré de laisser remonter le porno sur les requêtes car cela lui rapporte de l'argent. Il vend même des liens sponsorisés vers les pornos, qu'il associe à nos requêtes les plus anodines. Comme ça n'est pas très bien toléré aux Etats-Unis (les lobbies monteraient illico un boycottage de Google et une médiatisation qui nuierait considérablement à la firme), Google se fait son beurre sale sur notre dos... »

Quelquefois Internet nous tend un miroir où on n'a pas trop envie de se reconnaître…