Vive le DVD, qui permet de remonter dans le temps des souvenirs, de revoir et redécouvrir de bons moments de cinéma.

Comme avec un bon copain, j’ai plein de souvenirs avec Woody Allen, mais comme avec un copain un peu perdu de vue, les souvenirs s’embrouillent un peu, c’était pendant quelles vacances qu’on a tellement rigolé, et avec qui on était, déjà ? C’est dans quel film qu’il y a cette scène irresistible ?

Il se trouve que vraiment il y a plein de bons moments dans ce film, je m’en souvenais mais j’avais oublié bon sang dans quel film c’est ?…

Au début il y a Woody en gros plan,  juste ça, il parle à la caméra, à nous, quoi,

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et il raconte en confidence deux histoires drôles :

C’est deux vieilles dames, elles parlent d’un restaurant où elles sont allées :

– c’était vraiment infect ce qu’on a mangé ;

– oui, et en plus les portions étaient toutes petites.

Paraitrait que ce serait notre attitude face à la vie. Et l’autre, c’est la condition masculine, selon Woody :

–Je ne voudrais jamais entrer dans un club qui m’accepte comme membre.

 

 Annie et Woody font la queue dans un cinéma. Derrière eux il y a un stupide individu qui pérore sur tout et n’importe quoi (mais dans le genre intellectuel), pour impressionner sa copine. Cela exaspère Woody, à la fin il craque, il dit à l’individu en question qu’il ne connaît rien à rien sur Marshall McLuhan. L’autre répond qu’il est professeur de communication et qu’il sait de quoi il parle gnagnagna.

Alors Woody va chercher derrière une porte, peut-être dans un placard à balai ?… Marshall McLuhan lui-même ! qui bien sûr donne raison à Woody Allen… Cela se termine par un aparté de Woody : Ah, si la vie, ça pouvait être tout le temps comme ça !

 

Cocaïne : des californiens sortent leur pot à barbe de poudre, Woody demande « il y en a pour combien » : « 3 à 4 mille dollars. » Woody, visiblement dégouté mais bien élevé, renifle un peu de peu de poudre, éternue, toute la poudre part en fumée !

 

Homard. Une fameuse scène, parait-il, et parait-il qu’on ne s’en souvient jamais, et pourtant… J’ai entendu une fois un journaliste dire ça. C’est vrai, elle est marquante, c’est vrai, je ne m’en souvenais pas, mais je me souviens de ce journaliste, c’était dans quelle émission déjà ?…

Et puis dans la même cuisine, quelque temps plus tard, Woody recherche une complicité avec sa nouvelle amie, mais il n’y a plus de Annie Hall, plus de homard, et plus de complicité : « je ne comprends pas », dit la fille…

Ces scènes où Woody revient dans son enfance, il emmène Annie Hall avec lui et il nous emmène aussi, et sans façon nous sommes à la table joyeuse du temps révolu…

Et puis, l’amour de New-York, la détestation (rigolarde) de la Californie…

Ah ! Si tout pouvait être comme dans un film de Woody Allen !